Expatriés

Départ de Suisse : obligations fiscales pour les expatriés quittant le pays

Quitter la Suisse est bien plus qu'une question logistique — cela implique des conséquences fiscales importantes souvent sous-estimées. L'assujettissement à l'impôt, les avoirs de prévoyance, les conventions contre la double imposition et les obligations administratives doivent être planifiés avec soin. Ce guide explique les principaux aspects fiscaux pour les expatriés quittant la Suisse (état au 1er janvier 2025).

Avertissement important : Le droit fiscal varie selon les cantons et les situations individuelles. Cet article donne un aperçu basé sur le droit fiscal fédéral (LIFD, RS 642.11) et la pratique cantonale générale. Pour les situations complexes, consultez un conseiller fiscal établi en Suisse et contactez le service fiscal de votre commune au moins 30 jours avant votre départ prévu.

Fin de l'assujettissement à l'impôt en Suisse

Quand prend fin l'assujettissement illimité ?

L'assujettissement illimité à l'impôt en Suisse prend fin lorsque le domicile fiscal est définitivement abandonné et qu'un nouveau domicile est établi à l'étranger (art. 8 al. 2 LIFD). La désinscription de la commune est nécessaire mais pas toujours suffisante.

Conditions essentielles pour que les autorités fiscales reconnaissent le départ :

  • Le départ doit avoir un caractère définitif (pas de séjour temporaire à l'étranger)
  • Un nouveau domicile à l'étranger doit avoir été effectivement établi
  • Le logement suisse doit être libéré ou le bail résilié
  • En cas de doute, les autorités fiscales peuvent exiger une attestation de domicile du nouveau lieu de résidence ainsi qu'une preuve du paiement d'impôts à l'étranger

Attention — règle des 183 jours : Toute personne qui continue à séjourner régulièrement en Suisse après sa désinscription risque d'être considérée comme encore assujettie de manière illimitée. Passer 183 jours ou plus par année fiscale en Suisse déclenche l'assujettissement illimité. Il est conseillé de conserver les justificatifs de voyage et les preuves de résidence habituelle à l'étranger.

Assujettissement partiel à l'impôt (période : 1er janvier à la date du départ)

Lors du départ à l'étranger, il y a assujettissement partiel à l'impôt pour la période du 1er janvier de l'année du départ à la date du départ (art. 40 al. 3 LIFD). Une déclaration d'impôt séparée doit être déposée pour cette période.

Important — annualisation pour la détermination du taux :Le revenu perçu pendant la partie d'année est annualisé pour déterminer le taux d'imposition applicable. Le revenu imposable reste le revenu effectivement perçu, mais le taux est fixé sur la base de l'équivalent annuel. Cela peut entraîner un taux effectif plus élevé qu'attendu pour une année partielle.

Les déductions sociales (déduction pour enfant, déduction pour charge de famille, déduction d'assurance, etc.) sont en principe accordées au prorata de la durée de l'assujettissement. En revanche, la déduction pour frais de garde et la déduction pour formation externe ne sont pas réduites.

Impôt sur le revenu lors du départ

Revenus imposables jusqu'à la date du départ

Tous les revenus jusqu'à la date du départ sont imposables en Suisse :

  • Salaire d'activité salariée (au prorata jusqu'au départ)
  • Bonus et indemnités de départ : Imposables en Suisse s'ils sont versés au titre d'un travail accompli en Suisse — indépendamment de la date de versement. Un bonus correspondant à un travail effectué en Suisse mais versé après le départ reste imposable en Suisse.
  • Revenus d'activité indépendante en Suisse
  • Revenus uniques et irréguliers (p. ex. gratifications annuelles, participations aux bénéfices) : Ils ne sont pas annualisés mais imposés au taux plein calculé.

Revenus après le départ — assujettissement limité à l'impôt

Après le départ, un assujettissement limité à l'impôt subsiste pour certaines sources de revenus suisses (art. 4 et 5 LIFD) :

Type de revenuImposable en SuisseRevenus locatifs d'un immeuble suisseOui — rattachement économiqueRevenus d'un établissement stable en SuisseOui — rattachement économiqueSalaires pour travail accompli en SuisseOui — impôt à la sourceRente AVS/LPP suisse (domicile à l'étranger)Oui — impôt à la source (vérifier CDI)Gains en capital sur fortune privée suisseNon — exonérés au niveau fédéralIntérêts et dividendes de comptes suissesImpôt anticipé (35 %) — remboursable

Important en cas d'assujettissement limité avec immeuble : Toute personne qui conserve un immeuble suisse après le départ doit en général déposer une déclaration d'impôt complète incluant l'ensemble des revenus et de la fortune dans le monde entier. Les revenus mondiaux servent à déterminer le taux, même si seule la part suisse est effectivement imposée.

Impôt sur la fortune lors du départ

Jusqu'à la date du départ

L'ensemble de la fortune mondiale doit être déclarée jusqu'à la date du départ (comptes bancaires, titres, immeubles, véhicules, avoirs de prévoyance du pilier 3a, etc.). L'impôt sur la fortune est dû pro rata temporis (au prorata de la durée de l'assujettissement).

La fortune imposable est déterminée d'après son état à la fin de l'assujettissement (date du départ).

Après le départ

Après la désinscription, seule la fortune située en Suisse reste imposable — principalement les immeubles (art. 4 al. 1 let. c LIFD). Celle-ci est soumise à l'assujettissement limité dans le canton où l'immeuble est situé.

Impôt à la source lors du départ

Expatriés soumis à l'impôt à la source (permis L et B)

Pour les expatriés soumis à l'impôt à la source (sans permis C), l'impôt à la source s'applique jusqu'au dernier jour de travail en Suisse. L'employeur le déduit mensuellement et le verse à l'administration fiscale cantonale.

Taxation ordinaire ultérieure (TOU) lors du départ

Une TOU obligatoire peut également être requise lors du départ (art. 89a LIFD) :

  • Revenu ≥ CHF 120'000 de salaire annuel brut dans l'année du départ
  • Revenus supplémentaires hors impôt à la source (p. ex. revenus locatifs, activité accessoire)
  • Fortune au-delà des seuils cantonaux d'impôt sur la fortune

Attention : La demande de TOU est irrévocable et s'applique en principe à toutes les années suivantes jusqu'à la fin de l'assujettissement à l'impôt à la source — sauf pour les personnes domiciliées à l'étranger, qui doivent renouveler leur demande chaque année.

Impôt à la source sur les prestations en capital de prévoyance après le départ

Toute personne qui perçoit des prestations en capital d'une institution de prévoyance (2e pilier) ou du pilier 3a après avoir quitté la Suisse paie un impôt à la source — calculé selon les taux du canton où la fondation de prévoyance ou de libre passage a son siège (et non selon l'ancien canton de résidence).

Important : Si une convention de double imposition (CDI) entre la Suisse et le nouveau pays de résidence attribue le droit d'imposition au nouvel État de résidence, l'impôt à la source peut être réclamé en remboursement dans les trois ans suivant le versement. La demande doit être adressée à l'administration fiscale du canton concerné.

L'impôt à la source sur les prestations de prévoyance varie considérablement selon les cantons. Le canton de Schwytz a les taux les plus bas (environ 2,4 à 4,8 % au maximum). De nombreux émigrants transfèrent donc leurs avoirs de libre passage vers une fondation du canton de Schwytz avant le versement — dans la mesure où cela est fiscalement avantageux.

Avoirs de prévoyance lors du départ (2e pilier et pilier 3a)

Caisse de pension (LPP / 2e pilier) — Retrait lors du départ

Le départ à l'étranger constitue un motif valable de retrait des avoirs de la caisse de pension. Les distinctions suivantes s'appliquent :

DestinationPart obligatoire (minimum LPP)Part surobligatoireÉtat UE/AELEEn principe, pas de retrait en espèces — doit rester sur compte de libre passage (sauf : pas d'assurance sociale obligatoire dans l'État de destination)Retrait en espèces possibleÉtat tiers (hors UE/AELE)Retrait en espèces intégral possibleRetrait en espèces intégral possible

En cas de départ vers un État UE/AELE, le Fonds de garantie LPP, en tant qu'organe de liaison, vérifie si l'assurance sociale obligatoire s'applique dans l'État de destination (durée : jusqu'à 6 mois).

Optimisation fiscale : Si le capital de caisse de pension est perçu alors que l'on réside encore en Suisse, l'impôt sur les prestations en capital s'applique au lieu de résidence (cantonal, progressif). S'il est perçu après le départ avec domicile à l'étranger, l'impôt à la source s'applique selon le canton du siège de la fondation de prévoyance — souvent plus bas. Il peut être remboursé selon la CDI applicable.

Pilier 3a — Retrait lors du départ

Le départ définitif de Suisse constitue un motif valable de retrait des avoirs du pilier 3a (art. 3 al. 1 OPP 3). Les mêmes règles d'impôt à la source s'appliquent qu'au 2e pilier — avec une exception importante :

Pour le pilier 3a, les CDI avec certains pays réservent le droit d'imposition à la Suisse, même là où un remboursement serait possible pour le 2e pilier. C'est le cas par exemple avec la Thaïlande, l'Argentine, le Mexique ou la Nouvelle-Zélande. Un examen de la CDI spécifique est indispensable.

Conseil d'optimisation : Plusieurs comptes du pilier 3a peuvent être retirés de manière échelonnée sur plusieurs années pour minimiser la progression fiscale. Cela fonctionne également après le départ, tant que des avoirs restent en Suisse.

Versements après le départ : Après la date du départ, de nouveaux versements au pilier 3a ne sont plus possibles, car aucun revenu soumis à l'AVS n'est plus réalisé en Suisse.

Conventions contre la double imposition (CDI) lors du départ

Généralités

La Suisse a conclu des conventions contre la double imposition avec plus de 100 États. Ces conventions définissent quel État a le droit d'imposer quels types de revenus — après le départ et durant les périodes de transition.

Domaines typiquement réglementés lors du départ

  • Versements de salaires pour travail suisse effectué après le départ : Le droit d'imposition reste en principe en Suisse si le travail a été physiquement accompli en Suisse.
  • Rentes AVS et prestations des caisses de pension : Selon la CDI, les rentes sont imposées dans l'État de résidence ou dans l'État source (Suisse).
  • Prestations en capital de prévoyance : Réglementées de manière très différente selon les CDI (voir section avoirs de prévoyance).
  • Revenus locatifs et revenus immobiliers : En règle générale imposables dans l'État de situation (Suisse).
  • Gains en capital sur fortune privée : Exonérés au niveau fédéral en Suisse ; le nouvel État de résidence peut les imposer.
  • Impôt anticipé (35 %) sur les intérêts et dividendes : Remboursable selon CDI ; demande dans les 3 ans.

Cas particulier : départ vers l'Allemagne

Les expatriés qui s'installent en Allemagne doivent connaître la CDI-D-CH et sa règle particulière dite d'« imposition englobante » (art. 4 al. 4 CDI-D-CH). Les ressortissants allemands qui ont été imposés de manière illimitée en Allemagne pendant au moins 5 ans et sont ensuite venus en Suisse peuvent, lors d'un retour en Allemagne, rester imposables en Allemagne sur les revenus de source allemande pendant encore 5 ans. Cette situation doit être vérifiée avant de quitter la Suisse pour l'Allemagne.

Obligations administratives lors du départ

Désinscription auprès de la commune

La désinscription auprès du bureau du contrôle des habitants est obligatoire. Cette information est automatiquement transmise au service fiscal compétent. Le canton de Zurich recommande de contacter le service fiscal au moins 30 jours avant le départ.

Déclaration d'impôt pour l'année du départ

Pour l'année du départ, une déclaration d'impôt partielle couvrant la période du 1er janvier à la date du départ doit être déposée. Les délais sont fixés par chaque canton ; il est conseillé de déposer la déclaration d'impôt avant le départ ou du moins de rassembler tous les documents nécessaires.

Documents requis :

  • Certificat(s) de salaire pour toute la période jusqu'au départ (ou fiches de salaire mensuelles)
  • Relevés de compte de tous les comptes bancaires suisses
  • Justificatifs des cotisations d'assurance et de prévoyance (pilier 3a, etc.)
  • Documents immobiliers le cas échéant
  • Indemnités journalières (assurance-chômage, indemnités maladie) le cas échéant

Échéance des impôts — différences cantonales

Dans certains cantons, toutes les dettes fiscales — y compris les factures fiscales provisoires — deviennent immédiatement exigibles au moment du départ. C'est le cas par exemple dans la ville de Zurich. Dans d'autres cantons (p. ex. Berne), les factures fiscales peuvent être envoyées à une adresse étrangère après le départ.

Attention : Partir avec des impôts impayés risque d'entraîner des rappels, des amendes et des poursuites. Si des valeurs patrimoniales restent en Suisse, l'autorité fiscale peut requérir un séquestre. Les dettes fiscales impayées seront réclamées lors de tout retour en Suisse.

Représentation fiscale en Suisse

Dans les situations suivantes, il est obligatoire de désigner un représentant fiscal autorisé avec domicile ou siège en Suisse (varie selon les cantons, mais répandu p. ex. dans les cantons ZH, TG) :

  • La taxation ne peut pas être achevée avant le départ
  • Une taxation ordinaire ultérieure (TOU) concernant l'impôt à la source est en cours
  • Un assujettissement limité (immeuble ou établissement stable) subsiste
  • Un rapport de travail avec la Confédération ou un organisme de droit public subsiste
  • Rémunération de l'étranger par un employeur étranger

Le représentant fiscal reçoit et transmet la correspondance, les taxations et les factures fiscales.

Impôt anticipé — sécuriser sa demande de remboursement

À ne pas oublier lors du départ : pour les intérêts, dividendes et autres revenus de capitaux suisses sur lesquels l'impôt anticipé (35 %) a été prélevé, un droit au remboursement existe — à condition qu'il soit invoqué avant le départ ou dans le cadre de la dernière déclaration d'impôt suisse. Les demandes de remboursement de l'impôt anticipé doivent être déposées avec la déclaration d'impôt de l'année du départ.

Cotisations AVS et assurances sociales lors du départ

États UE/AELE : coordination des assurances sociales

Pour un départ vers un État UE/AELE, le règlement UE n° 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale s'applique (via l'ALCP). Les années de cotisation AVS sont reconnues au sein de l'UE et coordonnées avec les années de cotisation locales. Le remboursement des cotisations AVS n'est pas possible pour les ressortissants UE/AELE.

États tiers : conventions de sécurité sociale et remboursement AVS

Pour un départ vers des États tiers :

  • Avec convention de sécurité sociale (env. 20 pays, dont USA, Canada, Australie, Japon, Brésil) : Les rentes AVS peuvent être exportées ; pas de remboursement des cotisations.
  • Sans convention de sécurité sociale (de nombreux pays d'Asie, d'Afrique, etc.) : Remboursement unique des cotisations AVS possible auprès de la Centrale de compensation AVS/AI (CdC, Genève). La demande peut être déposée au plus tôt un an après le départ.

Assurance AVS volontaire après le départ

Les personnes qui s'installent dans un État tiers (hors UE/AELE) peuvent demander la continuation volontaire de l'assurance AVS afin d'éviter des lacunes de cotisation et des réductions futures de rente. L'assurance volontaire est possible pour les personnes ayant accompli moins de 5 années de cotisation AVS préalables (des exceptions s'appliquent).

Exemples pratiques

Exemple 1 : Expatrié avec permis B, départ en juillet

Situation : Un expatrié français résidant à Zurich retourne à Paris en juillet 2025. Salaire annuel CHF 95'000, pas d'immeuble en Suisse.

  • Assujettissement : Du 1er janvier à la date du départ (partiel)
  • Déclaration d'impôt : Déclaration partielle de départ pour jan.–juillet
  • Revenu : CHF ~55'000 (7 mois) annualisé à CHF ~95'000 pour la détermination du taux
  • Impôt à la source : Déduit jusqu'au dernier jour de travail ; pas de TOU obligatoire (sous CHF 120'000)
  • Bonus d'août 2025 (pour travail suisse) : Imposable en Suisse même s'il est versé après le départ
  • Représentant fiscal : Non obligatoire si la taxation peut être achevée avant le départ

Exemple 2 : Expatriée avec immeuble à Zurich, départ pour Londres

Situation : Une ressortissante britannique quitte la Suisse pour Londres en décembre 2025, mais conserve et met en location son appartement zurichois.

  • Assujettissement illimité : Prend fin avec le départ (partiel 2025)
  • Assujettissement limité : Subsiste pour l'immeuble zurichois (art. 4 LIFD)
  • Imposition après le départ : Les revenus locatifs de l'appartement zurichois restent imposables en Suisse
  • Déclaration du revenu mondial : Même après le départ, les revenus mondiaux doivent être déclarés pour la détermination du taux
  • Représentant fiscal : Obligatoire (assujettissement limité subsistant)
  • CDI Suisse–Royaume-Uni : Régit la répartition des droits d'imposition ; vérifier les risques de double imposition

Exemple 3 : Expatrié avec avoirs de prévoyance, départ pour Singapour

Situation : Un spécialiste informatique indien (permis B) quitte la Suisse pour Singapour après 8 ans. Il dispose de CHF 120'000 dans sa caisse de pension et CHF 40'000 dans le pilier 3a.

  • Retrait caisse de pension : Retrait en espèces intégral possible (départ vers État tiers) ; pas de restrictions UE/AELE
  • Moment du retrait : Retrait après le départ (avec domicile à Singapour) → impôt à la source selon le canton du siège de la fondation de prévoyance. Transfert vers une fondation de libre passage à Schwytz (taux le plus bas) peut être judicieux.
  • CDI Suisse–Singapour : Attribue en général le droit d'imposition des prestations en capital à la Suisse → impôt à la source en principe non remboursable
  • Pilier 3a : Retrait lors du départ possible. Impôt à la source selon le canton du siège de la fondation 3a. Vérifier la CDI.
  • AVS : Pas de convention de sécurité sociale Suisse–Singapour ; remboursement des cotisations AVS possible (au plus tôt 1 an après le départ, via CdC Genève)

Exemple 4 : Expatriée soumise à l'impôt à la source avec TOU en cours

Situation : Une ressortissante américaine (permis B, salaire annuel CHF 180'000) quitte Bâle en septembre 2025.

  • TOU obligatoire : Revenu annuel > CHF 120'000 → TOU obligatoire également dans l'année du départ
  • Délai de la demande de TOU : 31 mars 2026 (année suivante)
  • Déclaration d'impôt : Partielle pour jan.–septembre 2025
  • Représentant fiscal : Obligatoire (taxation ne peut pas être achevée avant le départ)
  • Échéance des impôts : Factures provisoires et impayées deviennent immédiatement exigibles à Bâle-Ville → clarifier à l'avance

Erreurs fréquentes et conseils

Erreurs fréquentes

  • Désinscription sans préparation fiscale : Simplement déménager et rendre les clés ne suffit pas. Le service fiscal doit être contacté suffisamment tôt.
  • Idée reçue « départ = fin de l'assujettissement » : L'assujettissement ne prend fin que lorsque le nouveau domicile à l'étranger est effectivement établi et peut être prouvé.
  • Bonus versés après le départ non déclarés : Les bonus correspondant à un travail accompli en Suisse restent imposables, même versés après le départ.
  • Délai de taxation manqué : Les contribuables soumis à l'impôt à la source doivent déposer les demandes de TOU avant le 31 mars de l'année suivante ; ce délai ne peut pas être prolongé.
  • Retrait de prévoyance fiscalement non optimisé : Encaissement de la caisse de pension ou du pilier 3a encore en Suisse, alors qu'un retrait après le départ aurait été fiscalement plus avantageux.
  • Représentant fiscal non désigné : Sans représentant, l'autorité fiscale ne peut pas procéder aux notifications en cas d'assujettissement limité ou de taxation ouverte.
  • Impôts impayés non réglés : Partir avec des impôts impayés risque des poursuites et un séquestre sur les avoirs suisses restants.

Conseils pour un départ serein

  • Contacter le service fiscal 30 jours avant le départ et rassembler les documents
  • Mandater un conseiller fiscal établi en Suisse en cas de taxations ouvertes, d'immeubles ou de questions complexes de prévoyance
  • Planifier à l'avance la stratégie de retrait de prévoyance (caisse de pension et pilier 3a) : timing, canton du siège de la fondation, vérifier la CDI du pays de destination
  • Faire valoir le remboursement de l'impôt anticipé avec la dernière déclaration d'impôt suisse
  • Conserver les justificatifs de présence à l'étranger pour pouvoir prouver le nouveau domicile si nécessaire
  • Examiner la CDI du pays de destination pour les droits d'imposition sur les versements de prévoyance, les revenus locatifs et les rentes
  • Retirer le pilier 3a de manière échelonnée — plusieurs comptes 3a permettent des retraits sur plusieurs années et réduisent la charge fiscale par progression
  • Remboursement AVS (pour États tiers sans convention de sécurité sociale) : demande après 1 an, via CdC Genève

Liste de contrôle pour le départ fiscal

  • Contacter le service fiscal suffisamment tôt — au moins 30 jours avant le départ
  • Régler ou clarifier les impôts dus — avant le départ
  • Rassembler les documents pour la déclaration — avant le départ
  • Désigner un représentant fiscal (si nécessaire) — avant le départ
  • Se désinscrire auprès du bureau des habitants — à la date du départ
  • Déposer la déclaration d'impôt partielle — après le départ, selon les délais cantonaux
  • Demander le remboursement de l'impôt anticipé — avec la dernière déclaration d'impôt
  • Soumettre la demande de TOU (si impôt à la source) — avant le 31 mars de l'année suivante
  • Optimiser le retrait de prévoyance (LPP/3a) — selon la timing et la CDI
  • Demander le remboursement AVS (États tiers) — au plus tôt 1 an après le départ

Conclusion

Quitter la Suisse met fin à l'assujettissement illimité à l'impôt — mais entraîne d'importantes obligations administratives et des décisions fiscales. Les revenus et la fortune jusqu'à la date du départ doivent être correctement déclarés, et dans de nombreux cas, un assujettissement limité subsiste. Les avoirs de prévoyance de la caisse de pension et du pilier 3a offrent un potentiel d'économies fiscales considérable avec une planification adéquate.

Ceux qui connaissent les conventions contre la double imposition, planifient le moment des retraits de prévoyance, informent le service fiscal à temps et désignent un représentant fiscal peuvent minimiser les risques fiscaux et assurer une transition fluide. Les différences cantonales sont importantes — le guide publié par le service fiscal cantonal compétent est toujours la source d'information de référence.

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