Expatriés

Particularités fiscales pour les expatriés de l’UE vs. pays hors UE

La Suisse est une destination attrayante pour les expats du monde entier — mais les règles fiscales applicables dépendent de manière décisive du pays d'origine. Le droit suisse opère une distinction systématique entre les ressortissants des États membres de l'UE et de l'AELE d'une part, et les ressortissants d'États tiers d'autre part. Les différences concernent non seulement le permis de séjour, mais aussi l'imposition à la source, les possibilités de taxation ordinaire ultérieure, les assurances sociales et le versement des avoirs de prévoyance.

Remarque importante : Cet article décrit la situation juridique telle qu'elle se présente en 2025. Les situations individuelles peuvent différer sensiblement. Bases légales essentielles : LIFD (RS 642.11), LHID (RS 642.14), ALCP (RS 0.142.112.681), LEI (RS 142.20), LAVS (RS 831.10), LPP (RS 831.40).

Cadre juridique : ALCP et droit des étrangers

Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) pour les ressortissants de l'UE/AELE

L'Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) entre la Suisse et l'UE est en vigueur depuis le 1er juin 2002. Il accorde aux ressortissants de l'UE et de l'AELE :

  • Un accès libre au marché du travail suisse sans restriction de contingent (depuis la fin des périodes transitoires)
  • Un principe de non-discrimination : traitement égal avec les ressortissants suisses en matière de conditions de travail et de prestations sociales
  • La coordination des systèmes de sécurité sociale selon le règlement UE n° 883/2004 (repris par l'ALCP)
  • La reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles

L'ALCP a également des conséquences en droit fiscal : le Tribunal fédéral suisse a jugé en 2010 que l'imposition à la source violait dans certaines configurations l'ALCP (principe de non-discrimination). Cela a déclenché la révision de l'imposition à la source, entrée en vigueur en 2021 et créant de nouveaux droits à l'égalité de traitement.

Loi sur les étrangers et l'intégration (LEI) pour les ressortissants de pays tiers

Les expats des États non membres de l'UE/AELE (pays tiers) sont soumis à la Loi sur les étrangers et l'intégration (LEI). Les principales caractéristiques :

  • Contingentement : le nombre de permis B et L pour les ressortissants de pays tiers est limité annuellement (art. 20 LEI)
  • Principe de priorité : les employeurs doivent démontrer qu'aucun travailleur suisse ou UE/AELE approprié n'est disponible
  • Exigences plus strictes en matière de qualifications, de salaire et de potentiel d'intégration
  • Durées de permis plus courtes possibles — avec des conséquences fiscales directes

Permis de séjour et leurs conséquences fiscales

Vue d'ensemble des principaux types de permis

PermisPour quiDuréeConséquence fiscalePermis B (séjour)UE/AELE : contrat de travail ≥ 12 mois ou indépendant ; pays tiers : avec contingentUE/AELE : 5 ans ; pays tiers : 1 an (renouvelable)Impôt à la source ; TOU obligatoire pour revenu ≥ CHF 120'000Permis L (séjour de courte durée)Missions à durée déterminée < 12 moisDurée du contrat, max. 12 moisImpôt à la source ; TOU sur demande et sous conditionsPermis G (frontalier)Domicile dans l'État voisin, retour quotidien/hebdomadaire5 ans (UE/AELE)Impôt à la source frontalier spécial (p. ex. max. 4,5 % pour DE)Permis C (établissement)Après 5 ou 10 ans de séjour, selon l'origineDurée indéterminéePas d'impôt à la source — taxation ordinaire

Important : L'obligation d'impôt à la source prend fin automatiquement dès que l'expat obtient le permis C ou est marié à une personne détenant la nationalité suisse ou le permis C (art. 83 LIFD). À partir de ce moment, une taxation ordinaire s'applique avec obligation de déposer une déclaration d'impôts régulière.

Impôt à la source : points communs et différences

Ce qui s'applique à toutes les personnes imposées à la source

Indépendamment de l'origine, les règles de base suivantes s'appliquent à toutes les personnes soumises à l'impôt à la source (art. 83–100 LIFD) :

  • Retenue d'impôt directement par l'employeur sur le salaire brut
  • Champ d'application : impôts fédéraux, cantonaux et communaux (y compris l'impôt ecclésiastique, le cas échéant)
  • Tarif déterminé par l'état civil, le nombre d'enfants et le revenu (9 codes tarifaires différents)
  • TOU obligatoire (taxation ordinaire ultérieure) pour un revenu annuel ≥ CHF 120'000 (art. 89a LIFD)
  • TOU obligatoire pour des revenus supplémentaires hors impôt à la source (revenus locatifs, revenus du capital, activité accessoire indépendante)
  • Délai pour la demande de TOU volontaire : au plus tard le 31 mars de l'année suivante (délai de forclusion non prorogeable)

Taxation ordinaire ultérieure (TOU) : différences selon l'origine

La TOU permet de faire valoir des déductions supplémentaires (cotisations au pilier 3a, rachats dans la caisse de pension, frais professionnels effectifs, frais de garde d'enfants, etc.). Les règles diffèrent selon la situation de résidence :

Personnes résidant en Suisse (permis B ou L) :

  • Peuvent déposer une demande de TOU volontaire au plus tard le 31 mars de l'année suivante
  • Après une première demande : la TOU se poursuit automatiquement pour toutes les années suivantes jusqu'à la fin de l'obligation d'impôt à la source (aucune nouvelle demande annuelle nécessaire)
  • Irrévocable : une demande soumise ne peut pas être retirée — même si la taxation ordinaire s'avère moins favorable

Personnes résidant à l'étranger (p. ex. frontaliers, pendulaires hebdomadaires) :

  • Peuvent déposer une demande de TOU uniquement si elles sont considérées comme « quasi-résidentes » : au moins 90 % du revenu brut mondial doit être imposable en Suisse (art. 99a LIFD)
  • Nouvelle demande annuelle requise — pas de reconduction automatique
  • Contexte : le Tribunal fédéral a jugé en 2010 que les quasi-résidents ont droit aux mêmes déductions que les personnes imposées ordinairement — un droit découlant directement du principe de non-discrimination de l'ALCP. La réglementation a ensuite été étendue à tous les quasi-résidents indépendamment de leur nationalité.

Personnes titulaires d'un permis L de courte durée avec un revenu < CHF 120'000 :

  • Ont les mêmes droits de demande de TOU que les titulaires de permis B, tant qu'elles résident en Suisse
  • Limitation pratique : pour des séjours très courts (< 6 mois), la démarche est rarement rentable
  • Clarification importante : le droit à la TOU dépend principalement de la résidence — pas de la nationalité ou du type de permis

La quasi-résidence : égalité de traitement transfrontalière

Le concept de quasi-résidence (art. 99a LIFD) est particulièrement pertinent pour les ressortissants de pays tiers et les frontaliers :

  • Condition : au moins 90 % du revenu brut mondial (demandeur et conjoint cumulés) doit être imposable en Suisse
  • Conséquence : droit à toutes les déductions comme si la personne était ordinairement imposée et domiciliée en Suisse
  • Pertinence : principalement pour les frontaliers qui perçoivent la quasi-totalité de leurs revenus en Suisse

Assurances sociales : différences fondamentales

Ressortissants de l'UE/AELE : système coordonné

Grâce à l'ALCP, le règlement UE n° 883/2004 sur la coordination des systèmes de sécurité sociale s'applique aux ressortissants de l'UE/AELE :

  • Principe d'unicité : affiliation à un seul État à la fois
  • Principe de totalisation : les périodes d'assurance dans tous les États UE/AELE sont cumulées pour le calcul des droits à la retraite
  • Les années de cotisation AVS ne sont pas perdues : elles comptent dans le calcul de la rente dans le futur État de résidence
  • Pas de droit au remboursement des cotisations AVS lors du départ vers un État UE/AELE — les années de cotisation étant créditées dans la rente locale

Ressortissants de pays tiers : accords bilatéraux ou absence de protection

Pour les ressortissants de pays tiers, des accords bilatéraux de sécurité sociale s'appliquent lorsqu'ils existent. La Suisse a conclu de tels accords avec environ 20 pays tiers (état 2025), notamment :

  • Avec un accord de sécurité sociale (sélection) : USA, Canada, Australie, Japon, Brésil, Chili, Israël, Turquie, Serbie, Macédoine du Nord, Kosovo, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Philippines, Saint-Marin, Uruguay, Québec
  • Sans accord : de nombreux pays d'Asie (p. ex. Inde, Chine, Corée du Sud), d'Afrique et d'autres régions

En cas de départ vers un pays tiers sans accord de sécurité sociale :

  • La rente AVS ne peut pas être exportée à l'étranger
  • Les cotisations versées peuvent être réclamées sous forme de remboursement unique (max. 8,7 % du revenu brut = 4,35 % de cotisations salariées + 4,35 % de cotisations patronales ; Caisse suisse de compensation, Genève)
  • Remarque : cette option est réservée aux ressortissants de pays sans accord — les ressortissants UE/AELE n'ont pas ce droit car leurs années de cotisation sont coordonnées

Caisse de pension (2e pilier) lors du départ : une différence majeure entre UE et pays tiers

C'est ici que la différence est la plus significative :

SituationDestination UE/AELEDestination pays tiersPart obligatoire (minimum LPP)En principe pas de versement en espèces — le capital doit être « garé » sur un compte de libre passage jusqu'à l'âge de la retraiteVersement intégral en espèces possiblePart surobligatoireVersement en espèces possibleVersement en espèces possibleCondition pour le versement en espèces de la part obligatoireUniquement si la personne n'est pas soumise à l'assurance sociale obligatoire dans l'État UE/AELE (preuve via le Fonds de garantie LPP)La confirmation du départ définitif suffitProcédureClarification via le Fonds de garantie LPP en tant qu'organe de liaison UE/AELE ; durée jusqu'à 6 moisProcédure simplifiée ; confirmation de désinscription auprès de la commune

Conséquence pratique : Un ressortissant indien qui retourne en Inde après plusieurs années en Suisse peut percevoir l'intégralité de sa caisse de pension en espèces. Un ressortissant allemand qui rentre au pays ne peut pas le faire pour la part obligatoire — celle-ci reste bloquée sur un compte de libre passage suisse jusqu'à l'âge de la retraite.

Conventions contre les doubles impositions (CDI)

Couverture pour les deux groupes

La Suisse a conclu des CDI avec plus de 100 États (source : Secrétariat d'État aux questions financières internationales, sif.admin.ch). Elles protègent contre la double imposition, indépendamment de la nationalité de l'expat. Ce qui importe n'est pas l'origine mais l'existence d'une CDI avec l'État de résidence.

  • Tous les États UE/AELE : CDI avec la Suisse existante
  • Principaux pays tiers avec CDI : USA, Chine, Australie, Japon, Inde, Canada, Russie, Brésil, Afrique du Sud et bien d'autres
  • Pays tiers sans CDI : certains pays d'Afrique subsaharienne, des États d'Asie et d'Amérique latine — une véritable double imposition est possible dans ces cas

Important : Une CDI régit la répartition du droit d'imposition — mais elle ne protège que si l'expat réside dans l'un des deux États contractants. Un expat ne résidant pas en Suisse et dont le pays d'origine n'a pas conclu de CDI avec la Suisse n'est pas protégé contre la double imposition.

Exemples pratiques

Exemple 1 : Expat allemand titulaire d'un permis B à Zurich

Un développeur logiciel de Berlin s'installe à Zurich pour un poste (revenu annuel CHF 110'000). Il obtient facilement un permis B (ressortissant UE, contrat de durée indéterminée). Ses revenus sont imposés à la source (tarif A0 pour célibataire sans enfants). Son revenu étant inférieur à CHF 120'000, aucune TOU obligatoire n'est requise — mais il dépose volontairement une demande de TOU avant le 31 mars pour déduire les rachats dans la caisse de pension et les cotisations au pilier 3a. Après une première demande, il reçoit automatiquement une déclaration d'impôts chaque année. La CDI CH-DE évite la double imposition. À son retour en Allemagne, ses années de cotisation AVS suisses sont créditées dans le calcul de sa retraite allemande ; un remboursement en espèces des cotisations AVS n'est pas possible.

Exemple 2 : Spécialiste IT indien titulaire d'un permis B à Zurich

Un architecte logiciel indien obtient un permis B (contingent pays tiers ; revenu annuel CHF 180'000). Son revenu dépassant CHF 120'000, il est automatiquement soumis à la TOU obligatoire — il doit déposer une déclaration d'impôts complète et sera éventuellement amené à payer un complément ou à recevoir un remboursement par rapport à l'impôt à la source retenu. La CDI CH-Inde évite la double imposition. À son retour en Inde après quelques années : remboursement des cotisations AVS possible (pas d'accord bilatéral de sécurité sociale avec l'Inde pour la coordination des retraites) et il peut percevoir l'intégralité de sa caisse de pension en espèces.

Exemple 3 : Expat canadien titulaire d'un permis L à Genève (9 mois)

Un chef de projet canadien travaille neuf mois avec un permis L à Genève. Son revenu annuel est de CHF 95'000. Il paie l'impôt à la source. Étant domicilié en Suisse (les titulaires d'un permis L peuvent également être résidents suisses), il peut déposer volontairement une demande de TOU avant le 31 mars de l'année suivante. L'accord bilatéral de sécurité sociale entre la Suisse et le Canada permet de créditer les périodes d'assurance suisses au Canada. Au départ pour le Canada : la rente AVS peut être exportée (accord existant) ; versement intégral de la caisse de pension en espèces possible (pays tiers).

Exemple 4 : Expat brésilien sans accord de sécurité sociale

Un entrepreneur brésilien titulaire d'un permis B travaille cinq ans en Suisse. Le Brésil n'a pas conclu d'accord de sécurité sociale avec la Suisse prévoyant la coordination des retraites. Au départ définitif : la rente AVS ne peut pas être exportée au Brésil. Il demande le remboursement des cotisations AVS (max. 8,7 % du revenu brut). La caisse de pension peut être entièrement perçue en espèces. La CDI CH-Brésil évite la double imposition sur le plan fiscal.

Erreurs fréquentes et conseils

Erreurs fréquentes

  • Délai de TOU manqué : Le 31 mars de l'année suivante est un délai de forclusion non prorogeable. En cas de dépassement, l'impôt à la source devient définitif — même si une taxation ordinaire plus favorable aurait été possible.
  • Sous-estimation de la demande de TOU : Une demande de TOU volontaire une fois soumise est irrévocable et entraîne pour les résidents suisses l'obligation annuelle de déposer une déclaration d'impôts. Si le résultat ordinaire est plus élevé (p. ex. en raison d'un fort coefficient communal ou de peu de déductions), la différence doit être payée.
  • Confusion entre les règles de caisse de pension UE et pays tiers : Les ressortissants UE/AELE retournant dans leur pays d'origine ne peuvent pas percevoir en espèces la part obligatoire de la caisse de pension — elle doit rester sur un compte de libre passage suisse. Les ressortissants de pays tiers peuvent percevoir l'intégralité du fonds.
  • Absence de demande de remboursement AVS : Les ressortissants de pays tiers sans accord de sécurité sociale ont le droit au remboursement des cotisations AVS versées lors de leur départ. Ce droit se perd s'il n'est pas exercé (contact : Caisse suisse de compensation, Genève, www.zas.admin.ch).
  • Demande de remboursement AVS à tort : Les ressortissants UE/AELE n'ont pas ce droit — leurs années de cotisation sont coordonnées et créditées dans la rente de leur pays d'origine.
  • Permis C et impôt à la source : Avec l'obtention du permis C, l'obligation d'impôt à la source prend fin automatiquement. De nombreux expats ne le réalisent pas à temps et ne reçoivent pas de déclaration d'impôts. Il convient de contacter la commune concernée si aucune déclaration d'impôts n'est reçue.
  • Protection CDI surestimée : Une CDI évite la double imposition mais ne résout pas tous les problèmes. Les cotisations de sécurité sociale ne sont pas couvertes par les CDI, ni les impôts sur les gains en capital dans certains pays tiers.

Conseils pour les expats

  • Clarifier avant de commencer à travailler : Quel système de permis s'applique (ALCP ou LEI) ? Quelles déductions sont disponibles ? Une demande de TOU est-elle avantageuse ?
  • Vérifier les accords de sécurité sociale tôt : Existe-t-il un accord entre la Suisse et votre pays d'origine ? Cela détermine l'exportation de la rente, le remboursement des cotisations AVS et le versement en espèces de la caisse de pension. Liste actuelle : ahv-iv.ch.
  • Planifier la caisse de pension et l'AVS au départ : La planification devrait idéalement commencer 12 à 18 mois avant le départ, les procédures de clarification (en particulier pour les États UE/AELE via le Fonds de garantie LPP) pouvant durer jusqu'à 6 mois.
  • Demander la TOU seulement si c'est avantageux : Avant de déposer la demande, effectuer un calcul comparatif (impôt à la source vs. impôt ordinaire). Avec un fort coefficient communal et peu de déductions, la taxation ordinaire peut être plus coûteuse.
  • Solliciter activement le permis C : Les ressortissants UE/AELE obtiennent le permis C après 5 ans, les ressortissants de certains pays tiers après 10 ans. À partir de ce moment, l'impôt à la source ne s'applique plus — une déclaration d'impôts régulière doit être déposée.
  • Documenter soigneusement le domicile fiscal : Notamment pour les séjours courts (permis L), la question de l'existence d'un domicile fiscal en Suisse peut être complexe. Conserver les documents avec soin (contrat de bail, confirmation d'inscription).

Conclusion

Le traitement fiscal des expats en Suisse n'est pas un système uniforme — il dépend considérablement de l'origine, du statut de permis, de la durée du séjour et du revenu. Tandis que les ressortissants UE/AELE bénéficient de la libre circulation des personnes, d'un système de sécurité sociale coordonné et de droits à l'égalité de traitement clairement définis, les ressortissants de pays tiers font face à un système plus fragmenté avec des accords spécifiques à chaque pays. L'avantage décisif pour les ressortissants de pays tiers réside paradoxalement au moment du départ : ils peuvent percevoir l'intégralité de la caisse de pension en espèces et — en l'absence d'accord — demander le remboursement des cotisations AVS, ce qui est refusé aux ressortissants UE/AELE. Ceux qui connaissent et comprennent ces différences tôt peuvent optimiser délibérément leur stratégie de prévoyance et fiscale.

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